27 décembre 2004

Chere madame CGE

chere madame Compagnie Générale des Eaux,
ce vendredi 24 décembre, je viens de recevoir de votre part, non pas des voeux de noel, ce qui m'aurait un peu supris, mais une mise en demeure. sauf erreur de votre part je n'ai pas payé une somme, relative à un avis d'emission du 26 novembre payable le 18 decembre dernier délai.
cette mise en demeure est payable le 27 décembre, dernier délai, avant amende de 10 euros, coupure de l'eau, etc, enfin tout le bazar habituel dans ce genre de situation.
non, madame CGE, je ne suis pas en difficultés financières, non je n'ai pas oublié, non, je ne suis pas un mauvais payeur, je n'ai tout simplement pas reçu votre avis de payement. envoyé, certainenement fin novembre, et acheminé par la poste. cette poste qui met 8 jours pour acheminer un colissimo garanti en 48 heures. cette poste dont les sautes d'humeurs imprévisibles font que votre courrier de mise en demeure a, lui, été acheminé en 12 heures chrono, le cachet de la poste faisant foi. cette brave poste est à rapprocher de la SNCF, qui vient hier soir de supprimer un train sans en avertir la clientele (vous savez, ces gens qui partent le dimanche soir pour aller travailler loin de leur famille et qui se retrouvent désemparés sur un quai sans savoir comment se sortir de cette situation, et qui vont payer le prix fort pour un billet de remplacement).
bref, vous m'avez compris, je suis assez irrité en ce moment par une administration qui se desintegre petit à petit, et contre les sociétés detenant un monopole, et qui se permettent d'envoyer leur voeux à l'aide d'un huissier, assurés qu'elles sont que leur monopole de fait leur permet de prendre en otage leur clientele. ce qui démontre un sens certain du rapport fournisseur/client, un certain sens du commerce.
je vous rappelle, pour la petite histoire, que vous m'aviez adressé une facture à mon ancien domicile de 3000 euros (trois mille !) alors que la facture était de 45 euros. et qu'il m'a fallu me battre au téléphone pour faire admettre votre erreur. cette facture, je l'ai conservé, car c'est quand meme, retrospectivement, un souvenir hilarant.
en conclusion, je vous enverrai prochainement cette somme tant attendue. mais je vous serais reconnaissant de bien m'indiquer par quel moyen, car j'ai perdu un peu confiance en l'administration postale, qui risque de faire acheminer ma lettre par la SNCF.
je vous prie de croire, madame CGE, en l'assurance de mon indifference .

Commentaires

Et bien moi, j'en retiens que tu te sers aussi de l'eau !
Santé !

Écrit par : Did' | 27 décembre 2004

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