01 avril 2005
Perdu de vue
sur l'indispensable blog de luc saint-elie, j''ai lu qu'il était cité dans la revue Technikart, revue que j'ai acheté et sur lequel était cité aussi un autre blog tout aussi indispensable quand on a un mac, c'est Kernel panic de Florian Innocente, ou l'humour est une ligne de conduite.
et c'est amusant de voir comme les choses s'enchainent. sur la revue, je vois un petit pavé sur l'école Steiner-Waldorf, ce style d'école ou l'on pratique un enseignement adapté à l'enfant. et ça me fait repenser à un ami, Paul Yernaux, que j'ai perdu de vue depuis plus de 10 ans, dont le beau fils, aux états-unis, allait dans une ecole de ce style, dite école socratique, dans l'esprit de l'enseignement du philosophe. et Paul Yernaux était un type assez etrange pour le commun des mortels. belge, elevé en italie, ayant fait ses études comme clandestin aux états-unis, d'une intelligence rare, et avec des gros problemes avec la dive bouteille. un type passionnant qui pouvait parler aussi bien d'informatique que de Carmina burana de carl orff. et mes enfants l'écoutaient avec une soif de connaissance et des yeux tout ronds. puis la vie a fait qu'il est parti en espagne. puis il est revenu en france, du coté de narbonne ou de carcassonne, je ne sais plus. la derniere fois que je l'ai eu au téléphone, ça allait bien (mieux) pour lui. mais depuis, plus rien. ça me ferait plaisir de le retrouver. un type qui parle 7 ou 8 langues, qui est ancien premier prix du conservatoire royal de bruxelle, catégorie trompette, ça vous marque.
et comme j'avais, la veille, evoquée le souvenir d'un autre ami, mon premier veritable meilleur ami, perdu de vue lui aussi, alors, parlons-en.
il s'agit de bazouk (son surnom, mais pour moi son seul nom), un jeune kabyle de 18 ans quand j'en avais 21, en 68 (vous pouvez compter l'étendue des dégats). nous étions tres proches, n'ayant parfois pas besoin de nous parler pour nous comprendre. nous nous étions connu dans la banlieue de lyon, à Irigny, précisement, et il venait chez moi cacher ses amours avec la fille de l'épicier qui n'appreciait pas trop. mais, ça je m'en foutais. c'est la seule fille qui m'a écrit "je vous aime" (elle me vouvoyait dans ses lettres) sans que ça porte à confusion. et Bazouk n'y voyait aucune concurrence, simplement un "je vous aime" qui n'avait aucun rapport avec l'amour ou l'amitié, mais plus sur une fraternité. bazouk avait toute ma confiance et aussi mon admiration. intelligent, souriant, je m'entendais bien avec lui. ça genait beaucoup les villageois, mais cette provocation nous enchantais.
je suis parti de lyon, il est parti avec sa copine à Paris, et ......
.....et j'aimerais le revoir; elle aussi, s'ils sont toujours ensemble ou séparés, c'est sans importance. mais j'ai toujours son souvenir présent, comme un frere.
je suis repassé à irigny qui est devenu une trop grande banlieue pour retrouver quelque chose.
alors si vous en avez des nouvelles, paul, bazouk, j'aimerais vous retrouver.
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Commentaires
Bonjour,
En recherchant mon ami Paulo par google, je suis tombé sur votre blog. Votre description de notre singulier ami m'a replongé dans les souvenirs des bons moments passés avec ce singulier personnage qui a été l'un des plus marquants que j'aie jamais rencontré. C'est avec lui que j'ai fait mes premières armes dans la vie active en tant qu'informaticien tout jeune sorti de l'école en 1988 dans une petite société du nom de Sergitex, à Cergy-St-Christophe. Il était en quelque sorte mon mentor. Après le dépot de bilan de cette société, j'ai gardé contact avec lui, puis fin 91, je suis parti en coopération en Afrique. Depuis, je n'ai plus eu de nouvelles et je n'ai jamais pu retrouver sa trace. De lui il me reste deux ouvrages qu'il m'avait à l'époque légués : L'Art de la guerre de Sun Tzu et son Yi King en anglais ( il préférait pour lui-même sa version originale en allemand ). Depuis, je me suis procuré un traduction française, ne maîtrisant pas comme lui les langues. J'avais également acheté sur son conseil un bouquin d'astrologie celtique. A la page "Vaisseau-If" demeure écrit au crayon le nom de Paul Yernaux. Je me rappelle que nous avions fêté ses 32 ans vers 89-90. Si vous pouviez me donner des nouvelles de Paul Post-1991, cela me ferait énormément plaisir. Et si vous avez des nouvelles récentes, je serais très heureux que vous m'en teniez au courant. Paul m'avait donné le numéro de sa soeur trapéziste à Paris à l'époque où je suis parti en Afrique mais elle a dû déménager avant mon retour. Depuis lors, je recherche son nom de temps à autres sur internet dans l'espoir de tomber sur son site ou un site ami. Aujourd'hui, grande est ma joie d'être tombé sur votre blog qui sans nul doute parle du Paul que je connais.
Peut-être à bientôt et merci de m'avoir rappelé de bons souvenirs.
José
Ecrit par : José ALONSO | 12 avril 2005
josé, bien sur ! je me souviens. et vous n'étiez pas venu chez moi ? avec paul et un autre informaticien.
vous y avez decouvert john Mc Lauglhin.
et bien sur l'art de la guerre, c'est à paul que je le dois.
et les dernieres nouvelles, je peux vous préciser un peu plus, mais contactez moi à
daniel.patin@free.fr
Ecrit par : leinad | 12 avril 2005
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