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26/09/2006

vroum vroum (un texte de Shan Lobaar)

un texte de Shan Lobaar, "reflexionneur" selon ses dires, et disciples de Chad Mulligan (les spécialistes appréciront), extrait de "La consistance du Néant":

" de la sociologie du paraitre

La plus grosse en métal 

je ne sais pas si tu as remarqué (en fait, si je le sais), mais il est une mode qui se propage comme les morpions dans le slip d'un malpropre, c'est celle, dans nos villes, de ces véhicules dit "4X4". pour quoi "4X4"? je n'en sais rien, mis à part "4 roues motrices", et à vrai dire, je m'en tamponne completement.
je ne te parlerais pas des 4X4 des champs, ceux utilisés par quelque chasseur aviné, ou par quelque fermier dans nos campagnes ou le silo à grain pour l'elevage des volailles en batterie a remplaçé le clocher. ni meme de celui utilisé par quelque habitant de contrées perdues qui préfère affronter les rudeurs de l'hiver à la pollution de nos villes.
non, je parlerais aujourd'hui des véhicules utilisés, achetés par les citadins. en posant la question: quelle est l'utilité d'un tel véhicule dans une ville ou la plus grosse montagne à escalader reste le trottoir chargé de dejections canines?
on peut donc se demander à quoi rime l'achat d'un tel véhicule, et quel en est son sens sociologique. on pourrait dresser le portrait type du propriétaire en pensant, non sans raisons, qu'il est agé entre 35 et 50 ans, qu'il est cadre, avec un certain standing de vie. car il faut bien entretenir l'inutile. c'est que ça revient cher, ces petits bestiaux. c'est que ça mange, ça, madame!
mais quel plaisir, le vendredi, de quitter son appartement etriqué au 5eme, sans ascenceur, pour enfourner le fier destrier, et partir en province chez belle maman et beau papa qui fulmine avec sa vielle peugeot pouscive.
pour le reconnaitre (le 4X4, pas le proprio), c'est assez simple, il est tres propre. beaucoup plus qu'un véhicule normal. il est rutilant. pas de trace d'herbe ou de boue. ce qui devrait etre sa marque de fabrique, son apanage. non, il faut qu'il brille, sans tache, sans poussiere. comme le propriétaire.
et si tu te rends dans des endroits où se rend l'animal, tu te rendras compte que celui qui prends deux places de parking, celui qui reste mal garé sur un trottoir, c'est bien le 4X4. beaucoup plus que la proportion qu'il représente dans le parc automobile. le 4x4 urbain ne se gare pas, il s'arrete. un pare-buffle pour un muffle.
ce sans-gene est manifeste d'une volonté, d'un besoin de supériorité. car le plus ou moins jeune cadre dynamique qui l'utilise veut affirmer son rang, son standing. on lui a appris a etre le meilleur, à etre un "killer".
il faut que cela tranparaisse dans son apparence sociale. il doit donc exhiber son soi-disant rang en affichant ce prétendu standing.
enfin, celui qu'il aimerait avoir...surtout celui qu'il n'a pas; et le moyen d'etre supérieur, c'est de dire au voisin: "regarde, c'est moi qui a la plus grosse!"
meme si, en verité, elle est ridiculement petite. c'est vouloir affirmer ce qu'on aimerait etre, a travers un paraitre qui masque une incompétence, une insuffisance. dont l'homme est plus ou moins conscient. mais qu'importe, il a la plus grosse.
le fait aussi d'etre assis en hauteur par rapport aux reste de la populace motorisée permet un regard condescendant vers l'etre inferieur. on peut toiser le peuple sans crainte de la baffe.
quand une jeune femme (tu as remarqué, elle sont souvent jeunes) conduit ce type de véhicule, on peut se demander si la portée sociologique n'est pas nettement différente. en effet, ce type de véhicule est généralement costaud, mastoc, haut perché. on peut penser qu'il représente, pour la conductrice, une sécurité contre les agressions dont sont victimes les pauvres citadins, soit par des jeunes de banlieue en BMW, soit par d'autres automobilistes irrascibles et jaloux.
c'est le cocooning automobile.
mais, on peut aussi se demander si le jeune cadre dynamique qui a la plus grosse, n'est pas aussi content de se sentir en sécurité. sans se l'avouer, bien sur, car la peur ne fait pas partie de sa panoplie. en apparence seulement. mais elle est bien présente.
et bien sur, la jeune conductrice, possede elle aussi, entre ses jambes, un instrument de taille supérieure. sans l'avouer.
et c'est tellement plus class pour aller chercher les enfants à l'école. il faut leur apprendre tout petit les rudiments des classes sociales.

ah? tu es citadin et tu as un 4X4? alors, ferme ce bouquin, il n'est par pour toi."
 

22/09/2006

les mensonges du prince

une simple note pour vous recommander la lecture indispensable de cet article de maitre eolas, avocat blogueur:

la note de Maitre Eolas 

11/09/2006

un texte de Paul Yernaux de 98/99

voici un texte que mon ami paul m'avait envoyé. prémonition?

LEÇONS DE TÉNÈBRE

ALEPH

Sous les moustaches de la lune,
À la barbe des étoiles,
L’ inconsolable malheur
Titube dans tes ruelles

    Il semble que la Mort
    Ait, encore, quelque chose
    À se faire pardonner

Dans les caves du désir,
Sous les infrastructures de l’âme
Quelqu’un,  des éclats de verre plein la gorge

    Semble, encore, essayer
    D’appeler Dieu par son vrai nom
    Dans l’ivresse inversée
    De qui rend l’ âme
    En vomissant le Sang.

Afin que nul n’aille, même en songe, manger le
chevreau
    Dans le lait de sa mère.

BETH

Il ne reste que des visions
Tenues en laisse
Mais ce sont bien elles qui nous tirent

Des corps en haillons suivent des voix baillonnées
Dans des boyaux épais où l’eau dégoutte des parois:

    Nous sommes venus constater l’ampleur des dégats
    Nous avons vu de la lumière,
Nous avons senti les friandises du destin.

Nous ne manquons pas une occasion de racornir notre
âme
Si chaque page est un signet
Nous ferons grossir le Livre
Si chaque livre est un tourniquet
Nous serrerons d’autant plus la vis sans fin de
l’entendement.

    Faites donc tout ce qui n’est pas en votre pouvoir
    Pour qu’il n’y ait plus aucune préférence.

GIMEL

A l’inverse de ce qui se passe au théâtre,
Frapper trois fois du pied fait disparaître les
fantômes
Le chant du coq aussi
À moins qu’on ne l’égorge

Le fantôme du coq ne réveillera plus que les morts

    Voici, pour changer, une mise en demeure
D’avoir à se vautrer dans l’infamie
Ou, mieux, une hésitante invitation à la valse
Dans un sursaut de politesse grincheuse.

Il faut marcher en sifflant
Sans secouer les bras
Avec juste assez de besogneux dédain
Comme pour se sentir indispensable (irresponsable?)

    Il serait en effet extrèmement regrettable d’echouer
    Sans s’y être auparavant dûment préparé.

DALETH

En route vers la sophistication de la bétise !
Il faut apprendre à manger la bouche vide
Tout en marchant sur la tête
Sans se décoiffer, s’il vous plait.

Faites fusiller les meneurs !
Offrez donc quelques entrées gratuites
Pour nos camps de concentration
Ne ménagez pas nos efforts:
Faites-nous, enfin, perdre notre temps !


Place aux enluminures puissantes,
Aux vignettes désopilantes,
Au chocolat, toujours délicieux,
Comme les aventures, toujours palpitantes.

        Infestons le monde d’adverbes
        Comme autant d’impersonnelles mines sémantiques
        N’oubliez surtout pas de déplacer les cadavres
        Ça fera plus joli.



Même les hyènes n’ont plus le coeur à rire
L’orchestre des joyeux cannibales
Est à seconds couteaux tirés
Avec la réalité en armes

    Le sang s’est même figé
Dans la gorge des vampires:
Borborygme & Blues
Gargarisme aphone

Le chant s’est étranglé
Dans la poitrine de nos nègres
D’où: plus personne
Pour danser sous les bombes

    Plus personne pour jouer cette musique
    En se faufilant entre les notes
    Comme on marche sous la pluie,
    Entre les balles des mitrailleuses

WAW

Enfermés dans l’écholalie du mensonge
S’inquiétant du nombre d’arbres
Nécessaires pour cacher la forêt.

    On invente d’abord
    L’Unité de mesure.
    On se dit
        Bien sûr
    Qu’un jour
        On trouvera bien
    A quoi elle sert.

On répercute, On réverbère.

On étudie l’effet Doppler du silence, même.
Tout en se demandant
    De quelles musiques
Il porte faux témoignage muet.

Que ceux d’entre vous qui pensent
Trouver la vérité dans le silence
Mettent leur coeur à son aise :

Il n’y a désormais plus de malentendus.
Jusqu’ici vous n’étiez que sourds:
A partir de maintenant,
Vous serez malentendants.

ZAÏN

Nous sommes au regret de vous communiquer
Ça y est: nous y sommes.
Nous nous voyons dans l’obligation:
Même sans lunettes !
Nous vous prions de bien vouloir
    Le triomphe de la volonté

        Comme les singes n’ont pas de moustache,
        La renommée est maintenant une denrée.
       
Il aura cependant fallu
Briser la symétrie
La Vie dans la Mort
La Mort dans la Vie

    Trois fois rien
    De la vaisselle cassée
    Un rentier qui meurt
    Un coffre qui se vide.

Tous ces mots mastiqués
Pour mieux piéger l’écoute.

    Il est urgent d’avoir pitié des machines
    Avant qu’elles ne prétendent, elles aussi,
    Avoir une âme.

HETH

Il est minuit passé: pourtant, personne ne parle de la
lune.
C’est que les poëtes dorment
Ou sont en grève, eux aussi.

    Quelqu’un dans l’obscurité
    Éventre distraitement
    De tout petits enfants
    Comme s’il avait tout son temps.

Dans sa hâte
A faire parler l’Oracle
A faire mentir la tripe

    Car tout le monde profite suffisament du jour
    Comme pour que les cauchemards de la nuit
    Soient pris en considération excessive

        Mais, personne
        Ne semble avoir assez d’argent
        Pour pouvoir prétendre être quelqu’un.

    Celui qui Est
    Ne peut que se moquer
De nos disputes de pauvres.

THETH

La sagesse nous conseillait en ces temps

    Le Désespoir

(Qui se souciait encore de la sagesse ?)

    Après qu’on eût redécouvert
    Le rôle de nos émotions
    Au sein des Intelligences

On la prétendait donner
Aux machines,
La capacité de s’émouvoir...

    Nous irions donc jusqu’á mécaniser
    Notre propre lâcheté
    Avec l’espoir avoué
    D’en être enfin débarassés.

Comme toujours, dans les fêtes oú personne ne l’invite
    Dieu était pourtant présent
Avec cette odeur caractéristique
    De chien mouillé

    (Ceux qui pensaient
  que ça sentait le roussi
      avaient, probablement,
  un sèche-cheveux
      à la place du coeur).

YOD

Pour ce qui est
De la division
Du travail:

Ceux qui disposent
Du Privilège d’Exister
Ont chargé
    ceux qui essaient de survivre

D’assumer Leurs Fautes, Leurs Haines et Leurs Hontes.

Plus besoin d’être racistes:
Leur domesticité, ainsi que Leurs amuseurs,
Qu’Ils ont voulus métèques,

Sont juste bons à être détestés puis mis en pièces
Par le bon peuple
Dans l’absurde crise de jalousie dépitée

De qui veut être esclave
Et ne trouve pas de maître.

KAPH

Éteignez les lumières
On ne s’entend plus bêler

    Si vous ne nous laissez pas dans le noir
        Alors
    De quoi aurons-nous peur ?

Nous serons malheureux

    Comme des pierres précieuses

Nous ne voulons pas briller:
Surtout pas la nuit.

    Nous ne voulons qu’être éblouis.

Comme des lapins
Pris dans les phares.

(Ou dans un chapeau.)

LAMED

J’avoue à moitié,
    Tu me pardonnes un quart
Je calcule patiemment
    Le taux de ton désintérêt
Il n’y a que la faute
    Qui n’ait pas de maître

Les batards et les dettes
        Sont toujours méconnaissables
Les artistes
        Incompréhensibles
Ceci leur évitant
        Qu’il leur soit demandé
De comprendre
        Le monde.

Pas si mal que le monde
Leur donne le droit
De se moquer de lui.
   
Pas si mal,
Que, pour gagner du temps,
    On brûle désormais
    Directement
    Ce qu’on n’a pas encore
    Adoré.

Il suffisait donc de faire croire
Que se changer régulièrement les idées
Était indispensable à l’hygiène mentale.

MEM

Pas très très sûr d’avoir quelque chose à dire
Même si c’est le cas,
Pas très très sûr d’avoir envie de le dire.

Il est hors de question,
(De toute façon)
Qu’il y ait quelque chose à comprendre
Ni quelqu’un pour essayer de le faire.

Rien n’est étranger aux rires du futur.

Je ne m’étonne déjá plus du flou qui m’entoure
Car j’attends de lui qu’il me dévore
La seule force étant, bien sûr, le Vide:
Pourquoi devrais-je m’étonner de Sa victoire ?

NUN

Un jour, c’est promis, tout sera réglé
Comme du papier à roulettes.
Nous vous donnerons autant de rêves
Que nous vous volons de réalité.
A condition (il y en a toujours une)
Que vous disiez un mensonge
Chaque fois que vous croyez
Celui qu’on vient de vous lâcher.

    Ne vous souciez ni de la comptabilité
    Ni de l’intendance:
    Par la vertu de l’axiomatique du burlesque
    Nous sommes les seuls garants
    De l’inocuité
    De votre propre bêtise.

Le Peuple (et la Culture), Monsieur, il y a de Maisons
pour ça ...

Vous n’êtes, heureusement, pauvres qu’en esprit
Et vous n’avez à perdre que de l’argent.

Un jour, c’est promis, nous irons jusqu’à
Rêver à votre place.

SAMEK

Nous sommes à la croisée des impasses
Nous règlons la circulation entre rêve et réalité
Ça nous amuse
De mal faire notre travail
Ça nous amuse
Qu’il y ait des accidents.

    Il n’y a pas de raison que la police des idées
    Fasse du zèle.
    Dans cette prison
    Il ya plus de gardiens que de prisonniers.

Les détecteurs de mensonges
Sont surchargés
Tant de sciences et de techniques
Pour en arriver au suicide assisté par ordinateur

AÏN

L’Espoir est resté sagement au fond de sa boite
Comme un post scriptum
De la malédiction des dieux
Comme  flèche du Parthe.

Ce sera la dernière tare de l’espèce à s’éteindre
Le Rocher attend patiemment Prométhée
Le Vautour s’en pourlèche déja les babines.

Nos péchés comptent déjá
Plusieurs tours de magie d’avance,
Surtout ceux par omission:
Pas besoin de les apprendre.

    Nos anges gardiens sont encore saouls
    Et personne
    N’a le temps ni l’envie
    D’être soi-même.



Personne ne peut y voir clair
Au travers des larmes
Sauf à regarder vers son propre coeur.
Et c’est bien cette myopie qu’entretiennent
Les marchands d’émotions.

Eux qui ne se mettent sur la pointe des pieds
Que pour feindre l’enfance de l’art
Eux qui ne se recroquevillent
Que pour mieux contrefaire la grandeur.

L’accessoire s’est voulu essentiel
Et la meurtrière réalité, un général avisé
Nous faisant prendre ses forces secondaires
Pour ses forces principales.

    Nous n’arrêtons pas de rater le gros des troupes
    Trop heureux de ne pas pouvoir atteindre
    Cet ennemi, qui n’est autre que nous mêmes.

TSADE

Les âmes des défunts trichent toujours aux cartes.
Les âmes des défunts cherchent épisodiquement à
comprendre
Les lois (certainement scientifiques) qui régissent
l’univers.
Et puis elles pensent à autre chose,
Histoire de peupler nos cauchemars
Et justifier nos craintes.

Les âmes des vivants sont au mieux
Des cours de récréation vides,
Des théâtres qui font relâche.

Les âmes des blessés
Se cachent pour souffrir
Loin des fils de Caïn
Loin de leur dieu borgne.

    Les âmes des malades
    Ont une espèce de fièvre
    Qui fait tourner le monde
    Et pousse les planètes
    Dans une course folle.

    Personne, en tout cas, ne regarde le renard qui
passe...

KOPH

D’environs en autres virons,
Nous n’aurons que peu d’occasions
De contempler le Mal
Dans sa totale efficacité.

    Parce que nous aurons oublié de nous souvenir
    Qu’il existe, tout simplement.
    Parce que nous aurons mis des lunettes de Soleil,
    Et qu’il n’en a pas besoin, lui, de lunettes.

Le mal n’est qu’une question d’autonomie mal comprise.

    Ou réside la frontière entre l’arme et la blessure,
    Entre la griserie et la noirceur ?

    L’équivoque est certes pesante au souvenir des
Douleurs passées
    Mais elles ne sont que cela:
        des Douleurs passées ....

Nous aurons, évidemment, tout le temps nécessaire
Pour étudier les incalculables conséquences de nos
actes:

    A partir, bien sûr, du moment oú nous les aurons
commis.

RESCH

Il est heureux que la transcription des lois
Rende leur transgression plus aisée.

    Le simple bruissement des feuilles d’un code pénal
    Est agréable aux oreilles de Dieu.

Les plaintes mêlées des victimes et des coupables
Est une musique qui le ravit d’aise et le ravitaille.

    L’espoir est la cochonaille de la déception
    Comme les larmes sont le lubrifiant de l’absence.

Moralité :Tel qui rit Vendredi
S’achète une île déserte.

SIN

Si vous êtes venus pour nous sonner les cloches
Faites-le, de grâce, á toute volée
Carillonez-nous,  car nous vous rirons au  nez

    Si vous êtes venus pour nous descendre
    Faites-le proprement, promptement et
professionellement
    Nos mêres et les vôtres seraient en effet fort déçues
    Que ça se passe autrement

Si nos rapports se bornent á nous taper sur la gueule
Mutuellement, n’explosons plus que de joie
Le Roi, mon cousin, n’y verra que feu grégeois
(C’est qu’il a tendance á être un peu bégueule)


    Car, si la cybernétique et le gouvernement
    Qui nous mênera jusqu’á la terre promise ?

TAU

Jérusalem ô Jérusalem,
Il est de toute façon trop tard
Pour te repeindre ou te repentir.

Car en succombant
Aux fantômes de l’exclusion
Tu T’es exclue de toi-même

Tu renies ta parole Jérusalem

Ceux que tu bafoues
Danseront encore sur les toits
En attendant la Mort

De combien d’Épiphanies
Parlons-nous ?

 

07/09/2006

paul est parti

je vous avais parlé de paul, mon ami. je l'avais retrouvé grace à ce blog. nous avions echangé quelques mails. il n'était pas tres bien, je le sentais. il est mort en belgique d'une overdose.

je l'embrasse là ou il se trouve.

une vie gachée.... 

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