19/07/2005

Hotel Rwanda

je ne vais souvent au cinéma. ce n'est pas mon truc, meme si j'aime bien voir un film de temps en temps, à condition qu'il me fasse envie. s'il me plait, je le verrais plusieurs fois. tout ça pour dire, qu'hier soir, je suis allé au cinéma de mon village, voir une film suivi d'un mini-débat. il s'agit de Hotel Rwanda, de terry George. j'étais en compagnie de ma chérie, de sa soeur et d'une amie, Jacqueline. Ce film raconte l'histoire vraie d'un rwandais, directeur d'un hotel de luxe (pour "blancs") à Kigali pendant le massacre des tutsi par les hutu en 1994 et qui va devenir un heros, recceuillant plus de 1200 tutsi. pour ceux qui ont la mémoire courte, recherchez sur google. 1 million de mort sur un pays de 23 millions.

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ce film était présenté pour reveiller nos consciences et sortir de notre passivité. le débat qui suivi ne fut pas de cette veine, et heureusement. vous allez comprendre pourquoi.

d'abord, ce film est une merveille d'intelligence. il n'y a pas de sang qui gicle, pas de voyeurisme, mais tout se devine, et la progression du changement d'atitude de Paul est inéluctable. et nous attendons la fin avec impatience. pourvu qu'il s'en sorte. et toute l'horreur se devine, tout le traumatisme psychologique de ces gens est présent.

et em meme temps, nous voyons le desinteressement total des occidentaux, des gouvernements qui, selon le mot de Miterrand, laissent les "sauvages s'exterminer entre eux".

bref un superbe film qui met mal à l'aise, mais qui est profondément beau.

apres le film, un pharmacien originaire de ma région, vint simplement nous parler de cette afrique qu'il connait bien, de ce rwanda ou il a travaillé, nous a expliqué les tenants et aboutissants des pays formés par les occidentaux sur des frontieres totalement arbitraires, sans tenir compte des ethnies présentes. il nous a parlé de ces présidents/rois installés par les occidentaux dont la succession n'a jamais été préparé. il nous a parlé de l'impuissance voulue des casques bleus et de la passivité des armées occidentales présentes. c'était "laissons les se demerder". pas de pétroles, pas de gisements miniers, rien qui puisse gaver nos gouvernants. et cette ineffcacité latente des casques bleus est encore d'actualité. et notre passivité dans tout ça ?

à ma question sur cette impuissance du clampin moyen devant sa télé, que pourrions nous faire si nous en avions les moyens, une dame présente m'a dit :" aller sur place". je me demande pourquoi cette dame était dans cette salle de ciné, alors qu'au Darfour, on aurait besoin d'elle...

il y a certainement une passivité de notre part. mais nos gouvernants, nos élus, choisi pour nous représenter ne font rien pour aider ses populations. et aller sur place en plein génocide est certainement utopique, meme si certains courageux l'ont fait.

la véritable question que je me pose aujourd'hui est : quelles moyens pourrions nous avoir pour faire stopper ça. mais quels moyens véritables, hors manif à la bastille (les CRS n'ont pas de machette) hors lettre ouverte dans Le Monde, hors tous moyens de communication (comme ce blog). franchement, si vous avez la réponse, ça m'interesse.

14:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Blog